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Sauge, la reine des plantes médicinales

La sauge officinale (salvia officinalis), du latin salvia signifiant ‘plante qui sauve’, est une plante de la famille des Lamiacées mesurant 50 cm de haut et poussant à l’état sauvage dans les champs arides du sud de la France.

C’est LA plante médicinale par excellence, cultivée dans le monde entier depuis des millénaires mais que l’on trouve également à l’état sauvage dans de nombreuses régions du monde. On l’appelle aussi herbe sacrée.

Elle présente des rameaux ornées de feuilles allongées recouvertes d’un duvet blanchâtre. Ses petites fleurs violettes dégagent une forte odeur camphrée très aromatique.

Les vertus de la sauge

La sauge contient des tanins, des flavonoïdes, des triterpènes, des diterpènes, un acide-phénol, de l’acide rosmarinique et une puissante essence aromatique. Cela lui confère de nombreux atouts.

Un proverbe provençal dit d’ailleurs : « qu’a de sauvé din sous jardin a pas besoin de médecin », qui a de la sauge dans son jardin n’a pas besoin de médecin. Au moyen-âge, l’école de Salerne avait écrit : « homme, pourquoi meurs-tu lorsqu’en ton jardin pousse la sauge ?”

D’aucuns diront que c’est tout de même un peu exagéré, il reste que la sauge a de très nombreuses vertus.

Elle a un effet tonifiant sur le système digestif et le système nerveux. Elle apaise les nausées, les sueurs et le manque d’appétit, ce qui en fait une plante particulièrement utile durant les périodes de convalescence. Elle possède également des effets antioxydants, anti-inflammatoires et cicatrisants, elle est aussi utilisée pour apaiser les troubles liés à la ménopause.

La reine des plantes médicinales

Dans l’antiquité, on la croyait capable de guérir toutes les maladies. Les druides s’en servaient en cas de fièvre, pour calmer la toux, les rhumatismes et pour favoriser la conception et l’accouchement. Ils l’ajoutaient également à l’hydromel et la cervoise pour renforcer leurs pouvoirs lors des incantations.

D’après la légende, Marie fuyait les hommes d’Hérode, son enfant dans les bras. Elle demanda aux giroflées puis au rosier de la cacher, ils refusèrent. La sauge, elle, accepta, se développant tant qu’elle put pour soustraire la femme et l’enfant aux yeux de leurs bourreaux. Depuis ce jour, le rosier pique, le giroflée sent mauvais et la sauge a toutes les vertus.

Source : Petit Larousse des plantes médicinales

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